Quel avenir pour les recalés de Parcoursup ?

Parcoursup, le nouveau portail d’affectation pour les jeunes bacheliers en première année d’études supérieures devait, selon le gouvernement, révolutionner la procédure d’inscription post bac en remplaçant l’ancien système APB. Cependant depuis son avènement, la plate-forme a suscité beaucoup d’interrogations et alors que la rentrée est imminente cette réforme faite encore couler beaucoup d’encre quant à ses résultats.

La clôture de la phase principale du dispositif a eu lieu le mercredi 5 septembre dernier et ce ne sont pas moins de 3000 personnes qui n’ont pas encore trouvé de solution pour l’année scolaire à venir. Il est donc légitime de se poser la question de ce que vont devenir ces « recalés » Parcoursup.

Quelles solutions existent pour les bacheliers ?

D’après le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le bilan de Parcoursup est positif avec seulement 3 % de laissés-pour-compte parmi lesquels « des bacheliers professionnels et technologiques qui autrefois disparaissaient du système » déclare-t-il. À le croire semblent totalement réussis pourtant le ministère vient de créer 2000 places de BTS supplémentaires et autant de « classes passerelles » afin de pallier quelque peu ce manquement.

Le gouvernement compte également sur la phase complémentaire du dispositif Parcoursup qui se poursuit jusqu’au 21 septembre. Cette phase recense les places encore disponibles dans les études supérieures. Il reste actuellement 127 000 places sur la face complémentaire parmi lesquels 86 000 en licence générale et 21 1000 places en BTS. C’est peut-être d’ailleurs dans cette direction qu’il sera le plus facile de trouver solution.

Parcoursup n’est d’ailleurs pas le seul moyen de poursuivre des études supérieures, beaucoup d’écoles prennent des inscriptions hors parcours suite. C’est le cas notamment des écoles de commerce et de management tel que l’ISTEC, l’ESUP, l’IFAG. On peut également citer de nombreuses écoles de commerce et de management qui utilise le système de concours commun pour mener leur recrutement. On y retrouve des concours comme

  • AOUT+3 (pour intégrer l’EM Normandie, l’ESC Clermont, Grenoble École de management, etc.),
  • le concoursSESAME (pour intégrer l’ESCE Paris-Lyon, l’EM Normandie, l’ESC Troyes ou l’IPAG Business School Paris-Nice),
  • le concours ACCES,
  • le concours PASS,
  • le concours LINK
  • ou le concours TEAM afin d’intégrer l’ISTEC Paris ou l’IDRAC Lyon.

La résistance organise

Une riposte commence à se former parmi les étudiants depuis quelques jours. Il s’agit de collectif d’étudiants qui ont décidé de venir au secours de ces jeunes bacheliers « sans fac » en essayant de les faire s’inscrire dans leur propre fac. C’est le cas actuellement à l’université de Tolbiac (Paris-I Panthéon-Sorbonne) dans laquelle certains étudiants tentent de glisser à la direction des inscriptions supplémentaires bien que les inscriptions administratives soient déjà passées.

Le plus compliqué semble bel et bien de réussir les inscriptions pédagogiques qui se déroulent en ce moment et dans les dates de clôture approche à grands pas. L’enjeu pour les jeunes bacheliers et qu’ils puissent avoir accès à une partie des cours même s’il faudra faire l’impasse sur les TD (travaux dirigés) et aux partiels. Dans le pire des cas, il sera tout de même plus facile de tenter une réorientation au second semestre.

Plusieurs organisations étudiantes telles que les syndicats UNEF et UNL et la fédération des parents d’élèves FCPE ont mis en place une aide juridique à l’attention de candidats refusés sur la plate-forme d’orientation. L’objectif est de créer un « contentieux de masse ». Cette réaction a surtout pour objectif de dénoncer le fonctionnement de l’outil mis en place par le gouvernement pour cette rentrée.

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